De l'art de défendre la liberté d'expression face à des gens très en colère

Il fallait bien que ça arrive un jour ou l'autre.

 

     Une admiratrice de ce blog a tellement adoré mon dernier article, qu'elle a fort gentiment lancé une campagne publicitaire sauvage en distribuant des copies dudit article à mes collègues de boulot. La réaction a été unanime : entre les promesses de coups sur la tronche, la plainte envoyée à mon employeur, et une direction locale qui me conseille en substance d'aller me faire soigner, nul n'est resté insensible à mon talent littéraire, et la page internet ou vous lisez ces lignes bat des records de fréquentation (s'il y a des flics ou des avocats parmi vous, j'en profite pour leur pisser bien fort à la raie. Sauf toi, cher camarade des Deux Tours que reconnaîtra qui de droit, tu vois, je respecte tes conseils avisés sur l'anonymat de principe.)

 

    Bizarrement, les quelques copains sur place qui connaissaient déjà cette adresse n'ont pas trouvé qu'il y avait de quoi fouetter un chat, et je suis bien de leur avis... je ne vais pas me mettre à réciter des passages du texte incriminé pour vous en convaincre, vous n'avez qu'à lire vous-mêmes, tout est disponible sur ce site ; on va toutefois essayer de dédramatiser un peu la chose. Pas pour préserver un poste que, spoiler, j'ai de toute façon décidé de quitter, mais simplement pour tenter d'expliquer à mes détracteurs qu'ils nagent en plein délire, en plus d'avoir des problèmes d'ego.

 

    Ô toi, lecteur assidu qui lis ces lignes depuis quelques années maintenant dans le seul but de te faire plaisir, tu connais les règles du jeu ici : le second degré est roi et l'ironie est sa reine, rien n'est complètement vrai ni complètement faux, on ne donne pas de vrais noms sans l'accord de la personne concernée, et le bonhomme dont je dis le plus de mal, c'est moi-même, du moins le moi-même romancé qui fait l'objet de mes petites histoires (je me traite quand même de pantin et d'esclave provisoire des femmes, dans mes derniers écrits... on ne peut pas dire que je me donne le beau rôle).

 

    Je ne peux pas demander à tout le monde d'adhérer au principe, il faut une tournure d'esprit particulière pour l'apprécier. Voila pourquoi, bien que ce blog soit public au cas où un miracle y passe sous forme d'un éditeur à la recherche de nouveaux talents -ben quoi, on a le droit de rêver-, je n'en donne pas l'adresse à n'importe quel clampin de mon entourage : autant des potes, connaissances et anciennes amantes en prennent parfois pour leur grade, et trouvent ça parfaitement normal tout comme je le ferais à leur place, autant je ne sais que trop bien ce que des personnes aussi mal préparées que mal intentionnées pourraient penser de certaines lignes disponibles ici devant vos yeux avides de culture, de truculence et d'histoires cochonnes.

 

    Hélas, sur ce coup là il semblerait que j'aie placé ma confiance la ou elle n'aurait pas du mettre les pieds. Et que l'heure soit venue de me défendre.

 

 

    Passons très rapidement sur les menaces de violence physique, les anciens camarades de trottoir m'ayant déjà vu attaquer un CRS en équipement lourd avec les dents savent ce qu'il adviendrait de ce genre de tentatives...* je constate avec un certain dégoût qu'une partie de moi meurt d'envie qu'on en arrive la, mais pas question que je l'écoute. Passons aussi sur l'aspect légal, on m'a déjà fait le coup et le flic chargé de la confrontation avait bien rigolé (« vous lui reprochez quoi, au juste, de dire que vous l'avez dragué ou de dire qu'il n'a pas aimé ça ? ») ; il n'y a ni diffamation ni atteinte à la vie privée, dans aucun de mes écrits. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est une pote juriste qui me connaît assez bien pour passer vérifier de temps en temps, juste au cas ou je me lâcherais un peu trop dans la déconnade irrévérencieuse.

 

    J'ai relu récemment « bête et méchant », du grand Cavanna, qui raconte les mésaventures diverses de la création du journal « Hara-kiri », puis de son petit frère Charlie-hebdo ; les attaques contre eux pleuvaient, parce qu'ils avaient inventé une forme d'humour corrosive, impitoyable, et tellement, tellement raccordée au réel... des génies, oui. De vrais créateurs. Et qui en ont pris plein la gueule, parce qu'ils considéraient que rien n'était sacré et qu'en démocratie, tout le monde doit accepter d'être confronté à des choses qui lui déplaisent. Seulement, tel n'était pas le point de vue dominant à l'époque. Il semblerait qu'on n'ait pas beaucoup évolué depuis.

 

    Cavanna est un de mes héros. Avec Thoreau, Rabelais, Sade, Marcuse, Cioran, Bakounine, les Dumas à qui j'ai piqué mon nom de plume**, André Gide, Mark Twain, Nietzsche, Diderot, et autres grands bonhommes dont beaucoup ont fait de la taule pour avoir écrit ce que certains ne voulaient pas lire. Sans prétendre arriver à leur cheville, je tâche pourtant de marcher dans leurs pas. C'est ce que mon cerveau fait de plus important au quotidien, et si vous êtes nombreux à ne guère accrocher au style, peu de gens me contestent un certain savoir-faire de conteur d'histoires semi-rêvées.

 

    Le problème, c'est quand tombent sur mes écrits des gens qui n'ont lu aucun de ces auteurs, dont le petit pré carré mental est désespérément univoque, parce qu'ils ont été nourris de la sous-culture dominante et qu'on a réussi à leur faire croire que le monde était simple. Que des notions aussi complexes que le respect ou la considération pouvaient être comprises et expliquées par n'importe qui sans qu'il ait jamais ouvert un bouquin de philo, ou plus simplement réfléchi à la question par lui-même. Et que toute atteinte réelle ou supposée envers leur personne devait engendrer un appel à l'autorité (on apprend ça dès la petite école, rappelez-vous : « maîtresse, il m'a traité... » ; rares sont les pédagos qui, comme moi, enseignent aux gamins la seule réponse appropriée : s'en foutre).

 

     Je ne vis pas dans ce monde-là. On m'a traité de pédophile, une fois ; ça m'a fait marrer. Je pars du principe que les gens sont libres de dire ce qu'ils veulent derrière mon dos, que les insultes en apprennent toujours plus sur ceux qui les lancent que sur ceux qui les reçoivent, qu'il ne faut pas laisser le regard des autres influencer son comportement. Que les mots ne sont que des mots, qu'ils n'ont que le pouvoir qu'on leur laisse.

 

Ce qui fait vraiment mal, ce sont les actes.

 

 

    Voir quelqu'un comme mon admiratrice fan de la photocopieuse, qui m'entend faire des blagues plus ou moins atroces depuis un an, sur les vacanciers, sur leurs gosses, sur le personnel, sur Dieu, le pape, Georges Bush, Sarkozy, sur tout et sur tout le monde... qui en rigole généralement, qui en fait largement autant à ses heures perdues, si je voulais jouer à ça je pourrais citer des phrases d'elle qui lui vaudraient le même genre d'ennuis...

 

    Voir cette personne que je croyais complice d'humour trash, et qui d'un coup pète une durite et me colle toute mon équipe à dos, tout ça parce que j'ai fait -à l'oral- une blague même pas de moi sur sa fille (qui est une vraie pote, elle, ce petit bout de chou de deux ans qui se jette dans mes bras d'aussi loin qu'elle me voit venir, sachant très bien que je suis incapable de lui vouloir du mal)...

 

    Et c'est moi qui abuse ? Non, décidément, on doit pas vivre dans le même monde.

 

    En même temps, je ne vais pas faire non plus comme si je ne le savais pas...

 

 

 

*On apprend ça chez les black blocks, et autres instructeurs de guérilla urbaine à qui je dois deux ou trois vies : les Robocops Français sont mal protégés à la gorge, et trop encombrés de matos pour se battre efficacement en combat rapproché. En l'absence d'armement adéquat, le mieux à faire face à eux est de les déséquilibrer en bourrinant leur bouclier avec tout le poids et l'élan dont on dispose, de passer leur garde dans la foulée, et de mordre -ou de suriner- la ou ça fait mal. Barbare, mais efficace... quand on a le courage de le faire, et j'aime autant vous dire que c'est pas évident la première fois, surtout dans un escalier.

D'une manière générale, si la meilleure défense n'est pas forcément l'attaque, s'avancer vers un agresseur plutôt que céder au réflexe de reculer est presque toujours une bonne idée... belle leçon de résistance, non ?

 

**pas complètement piqué, je n'aurais pas osé. Étymologiquement, Dumas est une variation de mon vrai nom de famille, en plus joli.

 

 

 

Saint-Pal de Mons, 1999

 

 

     « Nan, mais en fait c'est simple, Jér' ; en quarante, il y avait les collabos et les résistants, et puis plein de types un peu entre les deux. Ben la, c'est la même chose. Soit on cautionne le système libéral, on accepte d'acheter des machins fabriqués en Chine par des esclaves de cinq ans, on laisse les deux tiers de la planète crever de faim parce qu'en échange la société nous permet de nous payer des écrans plats et des ordinateurs, et on est du côté des collabos ; soit on essaie de faire quelque chose pour que ça change, et on est du côté de la résistance. C'est moins évident parce qu'on est pas en guerre, mais c'est pareil. »

 

    « Et tu crois qu'on peut pas être potes avec les collabos de maintenant, c'est ça ? »

 

    « C'est ça. On peut les trouver sympas, mais on ne doit pas oublier qu'ils sont du côté de l'ennemi. Ils contribuent à ce que l'immense majorité des humains aient une vie de merde ; et à force de vivre avec eux, on finira par vivre comme eux. Faut pas fraterniser, tu vois ce que je veux dire ? »

 

    « Carrément »

 

 

 

Temps présent

 

 

    En fait, il ne voyait pas très bien. Il s'est barré de chez ses parents, m'a taxé du pognon jusqu'à ce que je dise stop, est parti se chercher une vie sociale chez les camés, et n'en est jamais revenu. En politique comme pour tout le reste, science sans conscience...

 

    Il était mon premier vrai pote. Et ceci était ma première vraie grosse erreur de communication. La seule que je ne me pardonnerai jamais : il avait quinze ans*.

 

    Mais aussi peu nuancé que j'aie pu l'être, je ne renie pas ce que je pensais à l'époque, et malgré toute la sympathie que je peux avoir pour certains d'entre vous, ma première préoccupation est de savoir si vous êtes du côté du manche. Comme je l'explique dans « Généalogie semi-rêvée », je considère l'Europe comme occupée par les libéraux impérialistes, et l'attitude des consommateurs sédentaires comme très similaire à celle des gens qui disaient, septante ans plus tôt, « bon, c'est dommage pour les juifs, hein, mais on peut pas faire grand-chose, on aurait des ennuis »...

 

    Et si je travaille avec les enfants, c'est avant tout pour leur apprendre qu'un autre monde est possible.

 

    Vacanciers et salariés issus de la société dite normale, je vous aime bien. Je ne peux pas vous aimer vraiment. Pas avec votre fatalisme, votre soumission, votre mépris de l'utopie, vos vies conditionnées par des médias qui pensent à votre place. J'ai la rage au cœur, de vous voir transformer cette planète en dépotoir invivable sans éprouver aucun problème de conscience. J'ai des envies de meurtre chaque fois que vous faites preuve de cécité morale (dans le cas des vacanciers, on appelle ça le clientélisme ; dans le cas des salariés, je ne donnerai pas de nom de peur de dire des gros mots). Et je ne bosse avec/pour vous que dans la mesure ou je crois pouvoir vous empêcher d'éduquer vos gosses n'importe comment, d'en faire des consommateurs passifs incapables de s'adapter à la prochaine disparition du pétrole et de l'énergie pas chère, et qui pour survivre n'auront que trois statuts possibles, mafieux, esclaves ou loquedus, le tout à l'ombre des tas d'ordures toxiques.

 

     Vous n'y croyez pas ? Jetez un œil au reste du monde, passez derrière les barbelés des résidences pour touristes, visitez les ateliers clandestins de Tanger, les bidonvilles Napolitains ou les villages de néo-serfs d'Europe de l'Est, pour ne parler que de ce que j'ai vu de mes yeux ; sans même sortir de France, allez admirer l'organisation de certains « quartiers sensibles » et l'équipement militaire flambant neuf de leur service d'ordre ; on en rediscute ensuite.

 

     Ouvrez les yeux. Notre secteur professionnel n'a plus de social que le nom, et c'est en partie de votre faute. La fameuse charte humaniste de nos employeurs, la, tout le monde en rigole comme d'une belle déclaration d'intention qui n'est jamais appliquée en pratique ; mais c'est oublier un peu vite que c'est vous qui ne l'appliquez pas. Je ne suis pas le dernier à en rigoler, bien sur, je ne suis jamais le dernier à rire de quoi que ce soit ; n'empêche que je la connais, et que je m'en inspire dans mon travail quotidien.

 

    Quel autre employé de VTF (oups, re-spoiler) peut en dire autant ? Qui d'autre à Doucy effectue un vrai travail d'éducation culturelle et environnementale, qui d'autre enrichit les imaginaires des gosses de choses qu'ils ne trouveront pas ailleurs, qui s'occupe de la récup' et du tri sélectif dans les clubs enfants ? Qui prend des risques pour défendre des causes justes, quitte à s'engueuler avec plus puissant que lui, comme quand j'ai pris à partie l'an dernier un de mes responsables qui faisait l'apologie publique de cette saloperie historique d'Algérie Française de merde ?

 

    On va encore dire que la modestie n'est pas mon genre, mais le fait est que je me sens un peu seul sur ce terrain-là. Le seul à prendre notre mission d'éveil des consciences au sérieux, au-delà du simple divertissement. Le seul à montrer aux minots la direction qu'ils devront suivre, plus tard, afin que l'Occident n'aggrave pas son cas... et afin de survivre à sa chute définitive, si elle survient de leur vivant ce qui est loin d'être exclu.

 

    Et pendant que je fais ça, je dois subir des animateurs qui me sortent « regarder un film » dans leur programme d'activités, nourrissent les oreilles des mômes de Walt Disney et les nôtres du worst-of de MTV, me réclament du matos cher et anti-écologique parce que « ça fait joli », et qui sortent les gamins au compte-gouttes parce que les mettre en contact avec la nature, c'est bien gentil, mais c'est fatiguant et plus dur à gérer que les tenir enfermés dans du béton ; mon tempérament comme mon poste ambigu de demi-chef de service ne me permettant qu'un degré assez faible de dictature éclairée, je cède la plupart du temps. Merde, qu'on me laisse au moins dire ce que j'en pense.

 

    Personne ne nie que ce monde va mal, et n'évolue pas franchement dans le bon sens ; il faut changer nos modes de vie, nos manières d'être, tout le monde le sait même si rares sont ceux qui l'appliquent. Partant de là, la dénonciation de certaines pratiques paraissant évidentes à la plupart des gens -moi le premier, hein, je ne vis pas de façon exemplaire- est plus qu'un droit, c'est « le plus indispensable des devoirs » comme disait une autre déclaration que beaucoup feraient bien de relire. Je ne vais pas m'en priver juste pour ne pas faire bobo à vos états d'âme. Bosser avec des enfants ne peut avoir pour but que de rendre le monde meilleur, ou alors demandez-vous ce que vous foutez là ; notre remise en question doit être permanente, et toute critique en la matière mérite au moins qu'on l'écoute, d'où qu'elle vienne et quelle que soit sa forme.

 

 

     Cette remise en cause, je n'en suis pas exempt. Et certes, je l'admets, peut-être que je m'y prends comme un manche pour faire passer le message. Même avec en tête un propos des plus sérieux, je résiste fort mal à l'amour du bon mot et au plaisir de me moquer du monde, parle tout le temps de trucs dont la plupart des gens n'ont jamais entendu parler, et ma voix grave et un peu monocorde rend mal les inflexions signalant un trait d'humour à l'oreille avertie... on ne compte plus le nombre d'occasions ou j'ai fâché quelqu'un à mort parce que j'ai mal dit une connerie encore plus mal comprise, je ne vais pas non plus prétendre que c'est la faute des autres. Que voulez-vous, parler m'est une faculté totalement artificielle ; j'en serais quasiment incapable, si je ne m'étais pas créé un personnage pour le faire à ma place...

 

    Mais ça aussi, je l'ai déjà expliqué. Mes Errances, et les séries qui ont suivi, ont dit l'essentiel de mon mode de fonctionnement social. Et l'acquérir m'a été une telle douleur que je ne peux pas le changer, pas durablement ; c'est ça ou une certaine idée de l'autisme, les gens qui ont vécu avec moi le savent. Je suis comme ça, à prendre ou à laisser...

 

     Faire des efforts là-dessus ? Ne me faite pas rire. Vous n'avez pas la moindre idée des efforts que je déploie déjà. En pure perte, on dirait bien.

 

    Si vous aviez lu l'ensemble de ma démarche au lieu des trois lignes qui vous font apparaître en filigrane, vous sauriez déjà tout ça. Et vous vous foutriez éperdument d'être de passage au fil de mon récit, parce que vous auriez capté ce que je tente de faire. Je ne parle pas de vous. Je ne parle pas de moi, sauf pour expliquer depuis quel point de vue je regarde le monde. Ce qui m'intéresse, c'est le monde. Son état, son évolution, son futur, dont nos comportements personnels ne sont que les symptômes.

 

    La seule chose qui m'importe, quand je parle de notre boulot, c'est l'ampleur de nos responsabilités envers l'avenir. Intéressez-vous à cela, au lieu de hurler à la mort pour un adjectif mal placé.

 

 

    Je ne vais pas épiloguer cent sept ans, ça ne changerait pas mon choix. Bosser avec vous, je m'y étais fait, sans joie mais l'espoir au cœur, attendant l'heure ou la méritocratie interne de notre boite finirait par me donner les moyens de vous faire bosser utile -ou le cas échéant, de vous remplacer par des gens qui le font déjà ; ça n'arrivera pas, tant pis. Nous ne sommes pas faits pour cohabiter, pas en connaissance de cause, tout au moins. À présent que le masque est tombé, c'est trop tard.

 

    J'irai Errer ailleurs. J'ai l'habitude maintenant, ce n'est pas la première fois qu'une tentative de ma part de prendre racine échoue lamentablement ; les racines, c'est pas mon truc. Je préfère les ailes.

 

    J'irai Errer ailleurs. Ça tombe bien, Notre-Dame des Landes a besoin de bras. Je laisserai simplement un petit bout de cœur du côté de Doucy, que je compte bien venir récupérer en temps voulu, quand tout cela n'aura plus d'importance ; comprenne qui saura, elle m'a fait promettre le secret... je sais fermer ma gueule, quand ça en vaut la peine. Mais ça aussi, il faut me connaître pour le savoir.

 

     Si vous ne comprenez pas quelqu'un, commencez par l'écouter.

 

 

    Libertairement vôtre, et à bientôt... pour ceux qui le souhaitent.

 

    Léo.

 

 

 

*Aujourd'hui encore, alors que je navigue des couches bébé aux couches senior avec une maestria qui me rendrait immodeste si je ne l'étais pas déjà, j'ai beaucoup de mal avec les ados. Faut dire qu'ils m'ont tout fait, du trafic de drogue au suicide en passant par le harcèlement sexuel, sans parler de bastons qui m'ont valu un nez cassé et un changement d'avis radical sur le pacifisme... mais cela n'explique pas tout.

Rejet de leur instinct grégaire et de leur conformisme, souvenirs de mon propre collège que je porte comme une croix, défiance envers ces filles pas encore devenues femmes mais qui ne demandent pas mieux -et toute morale mise à part, mon corps et mes instincts n'ont rien contre le principe ? Ou tout simplement peur de leur fragilité, peur de leur faire du tort sans le vouloir en cette période critique de leur vie ? Sans doute un peu de tout ça... j'aimerais bien savoir, tiens.

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