Qu'est-ce qui dépend de nous...

...et parmis ce qui en dépend, qu'est-ce qui est important?

Il suffit de relire cette phrase pour avoir en tête une première réponse: ce qui est important, en tout premier lieu, c'est de se poser cette question, en permanence.

Mais bien évidemment, ça ne suffit pas.


Écologie, philosophie, politique, qualité des rapports humains, épanouissement personnel, développement intellectuel, instruction... les sujets intéressants ne manquent pas, et c'est bien ça le problème.

Qu'est-ce qui nous concerne? Qu'est-ce qui est intéressant? Qu'est-ce qui est prioritaire? Sur quoi devons-nous, et pouvons-nous, agir de façon bénéfique? (on laissera la question du "comment" de coté pour le moment, c'est déjà un gros chantier que je mets en route ^^)

En résumé: qu'est-ce qui vaut la peine de se bouger le cul?


Cet article va s'attacher à définir le minimum "vital" à connaitre, les sujets à creuser, les choses que tout le monde devrait savoir pour faire avancer la conscience humaine, et les trucs qui devraient faire office de débats publics au lieu des dissertations sur le dernier OM/PSG et la coupe de cheveux de Rachida Dati.

Il ne réussira pas, personne ne le peut. Mais il est important d'essayer, d'où notre premier postulat:


Il faut apprendre!

Un être humain sans connaissances est une coquille vide. Les petits enfants nous montrent l'exemple dès leurs premiers mois d'existence: leur soif d'apprendre, d'abord le mouvement et le langage, puis les réponses aux innombrables questions qu'ils se posent, est la base de tout ce qui fait l'espèce humaine par rapport à des espèces moins évoluées, comme la bernique ou le député socialiste.

L'école et ses systèmes d'éducation de masse, la structure d'éducation familiale et ses préjugés fermés, les médias et leur formatage idéologique, sont autant de facteurs qui détruisent la soif d'apprendre et fabriquent des adolescents fans de Tokyo Hotel aussi surement qu'un tube digestif fabrique de la merde. La "cellule" familiale (quel nom bien choisi...) et les professionnels de la connaissance prête-à-porter tuent l'envie d'instruction. Premier obstacle sur la route de l'amélioration personnelle, premier chapitre à creuser: l'éducation.


Il faut savoir ou l'on vit!

Le monde qui est le notre est multiple, et personnellement j'adore ça; mais ça ne simplifie pas l'accès à sa connaissance, quand les sources d'informations sont aussi... univoques, et les occasions de "distraction" (encore un mot intéressant) aussi prégnantes.

Second postulat: il existe trois façons intéressantes de découvrir le monde, et deux inintéressantes.

Les deux inintéressantes:

-il parait/mon père répétait toujours/un type m'a dit un type au bistrot: démarche d'acquisition passive. Terreau de la rumeur, mort de l'esprit critique, c'est à chier. On laisse sa famille la ou elle est, on garde les bistrots pour dire de la merde et pas pour se laisser bourrer le mou par des gens qui le sont déjà (bourrés), et on va voir un peu plus loin.

-la télé et les radios libres: pas mieux.


Maintenant, les trois intéressantes:

-la curiosité naïve: certes, c'est un peu empirique, mais rien de tel pour se changer les idées (les changer au sens de "en faire la vidange"). C'est fou comme un moment passé à simplement VOIR les choses, sans catégoriser, sans faire aucun procès d'intention, sans souci de mettre à jour une liste de gentils et de méchants, rend les problèmes passionnants.

-la démarche scientifique: comment ça, c'est un gros mot? Observation/expérience/raisonnement, c'est ça, la démarche scientifique. L'antidote parfait contre les manipulateurs, les faussaires, les ennemis du savoir et les démagogues. L'esprit critique, le lance-flammes à préjugés, la grenade anti-beaufs, et surtout le seul moyen de ne pas en devenir un soi-même...

-le body-building mental: Rocky dans sa salle d'entrainement en train de travailler ses abdos critiques, de faire des pompes argumentatives, du footing conceptuel, sans oublier quelques bons sparring-partners (spécial dédicace à Gouz). Tout le monde peut devenir moins con qu'avant, mais c'est facile pour personne. Alors, à vos neurones, prêts...


En résumé: la subjectivité subie n'amène que des préjugés. L'objectivité absolue n'existe pas, dans ce monde de guerre de l'information. Je prône une troisième voie: la subjectivité assumée, évolutive, vivante, qu'il appartient à chacun de se créer à partir de ce qu'il est.


Fortifiez votre esprit, non comme une forteresse imprenable, mais comme un organisme en pleine croissance qui absorbe ce dont il a besoin. Bougez votre cul au-delà des chemins déjà empruntés, déjà tracés. Vous qui passez votre temps sur le net, tiens, allez voir plus loin que le bout de votre recherche google (changez de moteur de recherche, tiens, au passage) et recherchez les multiples perles du web que vous ne trouverez pas en attendant qu'on vous les colle sous le nez. Entre un crétin et un sage, la vie quotidienne est grosso modo la même; c'est en changeant les petits détails, en se posant les mêmes questions de manière différente, que l'on commence un véritable travail sur soi... j'ai bien dit: qu'on commence.

J'en appelle à l'intelligence du monde... dite-moi que le vieux Monod n'avait pas tort, dite-moi que le chemin de l'hominisation n'est pas une voie sans issue. Dite-moi que les dinosaures du XXème sièce vont s'éteindre et laisser la place aux petits mammifères de la fin XXIème-début XXIIème.

Dite-moi que nous, altermondialistes du peuple de gauche, ne sommes pas une survivance d'un passé en train de se péter la gueule, mais bien le germe d'une renaissance, le signe qu'après la décadence refleurira une certaine idée de l'humanisme qui volera sur le monde des idées "par delà le bien et le mal" (merci Nietzsche pour m'offrir des phrases toutes faites et pas trop ringardes)

Dite-le moi, rien qu'une fois. Dite-moi que ceux qui ont déclaré la guerre à l'intelligence finiront par la perdre. Et peut-être que j'y croirai. En attendant, je fais mienne la devise de Guillaume le taciturne: "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre"...

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